François Hilsum a entrepris, un dialogue avec la couleur.
Sans rompre avec le livre et l’écrit, il a choisi d’être
l’arpenteur de territoires imaginaires nourris des paysages
familiers de la Vallée de la Seine. Il en suit mentalement
les méandres, alors que son pinceau inscrit sur la toile les
inflexions et le chromatisme, mouvant. Un faisceau coloré
naît qui ferait croire à un désir d’abstraction si son
lyrisme biomorphique ne nous évoquait immanquablement des
éléments paysagers. Le vent dans les branches, les
ondoiements de l’eau, les sous-bois verdoyants deviennent
des images sensuelles et métaphoriques. Entre ces
apparitions visuelles et le poème, François Hilsum décèle
des correspondances que sa peinture nous délivre avec effusion. La leçon de Kupka a été entendue. Le corps de la
femme émerge de ces circonvolutions aquatiques.
Gorgée de lumière, la surface de la toile s’articule sur des
entrelacs, des arcs de cercle, des volutes, des formes
tourbillonnantes, au rythme syncopé, dont les enjeux
plastiques nouent une vision éternelle de la nature et de la
féminité.
© Lydia HARAMBOURG
Historienne, critique d’art.
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